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15/03/2004

L'érable rouge

Un jour de congé, alors que nous revenions d'une excursion au bord de la rivière Chaudière, notre confrère André Rancourt, laissant aller son coeur ( quelques bières lui ayant sans doute délié la langue ), se mit en frais de déclamer son amour à un jeune érable rouge qu'il fit fortement branler de ses deux mains.

Voici sa déclamation d'amour empruntée à un poète bien de chez nous...

 

Érable rouge

Dans le vent qui les tord les érables se plaignent,
Et j'en sais un, là-bas, dont tous les rameaux saignent !

Il est dans la montagne, auprès d'un chêne vieux,
Sur le bord d'un chemin sombre et silencieux.

L'écarlate s'épand et le rubis s'écoule
De sa large ramure au bruit frais d'eau qui coule.

Il n'est qu'une blessure où, magnifiquement,
Le rayon qui pénètre allume un flamboiement !

Le bel arbre ! On dirait que sa cime qui bouge
A trempé dans les feux mourants du soleil rouge !

Sur le feuillage d'or au sol brun s'amassant,
Par instant, il échappe une feuille de sang.

Et quand le soir éteint l'éclat de chaque chose,
L'ombre qui l'enveloppe en devient toute rose !

La lune bleue et blanche au lointain émergeant,
Dans la nuit vaste et pure y verse une eau d'argent.

Et c'est une splendeur claire que rien n'égale,
Sous le soleil penchant ou la nuit automnale !

Albert Lozeau






Albert Lozeau (1878-1924)
Le Miroir des jours

Marc-Yvon Poulin et moi-même, rares témoins de la scène amoureuse, nous étions crampés de rire.

cabane à sucre

Simple Coïncidence ou retour aux amours de jeunesse, André Rancourt habite maintenant au Lac Poulin, dans une région située en plein coeur du "Royaume de l'Érable à Sucre". D'ailleurs la compagnie Cumberland, reconnue pour ses produits fins de l'érable, a son siège social tout près à St-Benoit.

Amis confrères, vous vous souvenez sûrement d'une anecdote toute aussi cocasse. Envoyez-la moi et je serai heureux de la publier.

mon courriel : conventum568@naute.com ( pour prévenir le pourriel j'utilise une petite astuce : quand vous tapez mon adresse, enlevez le "8" à la fin du mot conventum568 ).

11:35 Publié dans anecdotes | Lien permanent