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23/01/2006

Jean-Noël Laflamme

medium_jean-noel-laflamme.jpg Parcours 1956-2006

À ma sortie du séminaire en 1958, j'ai entrepris un cours en génie physique avec des moyens financiers très limités, puisqu'en faisant ma première année de sciences pendant l'été, je n'ai pas été en mesure de travailler.

Après quelques semaines de rationnement, j'ai pu m'en sortir grâce à une généreuse bourse de GM et à un prix de l'ACFAS (Association Canadienne Française pour l'Avancement des Sciences). Cela ma donné la liberté d'esprit et le loisir de m'occuper à de nombreuses activités. J'ai été très impliqué dans MUNDO (Mouvement Universitaire Nationale de Développement Outremer), un groupe qui avait ses racines dans une réflexion religieuse et humanitaire. J'ai pris des cours d'espagnol et j'étais prêt à partir en mission, mais j'avais peu de projets dans la ligne de mon profil professionnel. J'ai été le premier candidat interviewé par SUCO dans la région de Québec. Mon mariage avec Denise à l'été 1962 a réorienté ma carrière. Très intéressé aux langues, j'ai appris à écrire en Interlingua, une langue universelle basée sur un latin sans grammaire qui visait une meilleure communication entre les scientifiques. Je suis devenu le représentant canadien du bulletin Interlingua. J'ai laissé de côté cette utopie lorsque que j'ai étudié et travaillé en anglais. L'anglais était en effet devenu la langue universelle de la communication scientifique.

Après une maîtrise en météorologie appliquée à McGill, où j'avais appris les secrets de la modélisaiton numérique et de l'analyse statistique, j'ai travaillé dans un centre de recherche à Grand'Mère pour une papetière. Je suis alors devenu un expert en recherche opérationnelle, un volet du génie industriel. Comme mes dossiers sont devenus stratégiques, ma compagnie m'a envoyé à son siège social de Montréal. Ce passage de la campagne à la ville en 1967 a été un choc sur le plan social et familial. Je me suis alors impliqué dans des organismes familiaux et plus particulièrement dans Seréna. Le travail de bénévolat en couple a consolidé notre couple. Je continue aujourd'hui mes réflexions sur la gestion responsable de la fertilité humaine. J'ai déjà rédigé une centaines de textes sur le sujet. Je suis aussi actif dans des organismes travaillant en écologie comme Nature Action Québec. Et je conserve des activités à caractère spirituelle, avec les Cursillos par exemple. J'ai aussi été actif du côté sportif par la force des choses. Mes quatre garçons faisaient du hockey et ma fille ainée a fait de la compétition en ski de fond au niveau provincial. Trois de mes garçons l'ont suivi et je les ai suivi partout au Québec. Sur le plan local j'ai monté un système de compétition populaire basé sur des statristiques et visant des sportifs de 6 à 70 ans. Mes petits enfants, deux filles et six garçons (un autre à venir en avril), ont pour la plupart appris à aimer notre climat en sortant jouer dans la neige.

C'est pour une question de climat nordique que j'ai été approché par Hydro-Québec en 1970 suite à l'effondrement de 30 pylônes dans Charlevoix en novembre 1969. Embauché en 1971, je suis rapidement devenu un spécialiste des lignes de transport grâce à ma formation en météorologie appliquée et à mon expérience en modélisation numérique et en statisques. J'ai été le représentant canadien sur plusieurs comités internationationaux. Cela m'a amené à visité la plupart des pays qui ont de la neige et du verglas. La grande tempête de verglas de janvier 1998 m'a retenu à Hydro-Québec jusqu'au début de 1999. Faute de relève, je continue à travailler comme consultant autonome sur des projets comportant un volet givrage atmosphérique.

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