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01/04/2006

Yves Poulin

Mon parcours de vie : 1956-2006
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Au cours de l’année 56-57, l’abbé Derouin me dit qu’il serait préférable d’aller finir mes études dans un collège affilié à l’Université de Montréal compte tenu du fait que j’avais alors déjà décidé de devenir dentiste et que mon entrée à la faculté serait facilitée. De plus, disait-il alors, « t’es mieux de faire cela avant qu’on te mette à la porte du Séminaire » !!

J’étais vraiment surpris de ces derniers propos moi qui avais toujours été un élève modèle …jamais dissipé, portant toujours ma cravate, ne dérangeant jamais mes collègues avec ma voix doucereuse, m’appliquant seulement à mes études au détriment des sports….et encore je n’avais jamais été sorti de la classe même par des professeurs réputés pour ce faire.

Et pourtant mes faits d’armes auraient dû être reconnus comme celui d’avoir posé de la tourbe sur la butte du Séminaire lors de son ouverture, comme celui de mon assiduité dans la Fanfare de St- Georges et de mon implication dans le Régiment de la Chaudière. entre autres… Bref, je pensais être comme tout beauceron qui se respecte et qui manifeste en cours de route, de temps en temps, un petit caractère tantinet malcommode. Comme dirait le Père Gédéon, j’avais le verbe haut, je prenais de la place et je racontais des histoires un peu osées…mais je pensais être du bon monde quand même !!!

Toujours est-il que je me suis ramassé au Collège St-Laurent et en plus dans la même chambre que Ti-Guy Bertrand pour ma première année de Philo. Guy agissait alors envers moi comme mon conseiller en matières de petites chicanes d’amoureux….il se pratiquait probablement alors pour régler plus tard les problèmes de même nature entre Québec et Ottawa….je vous laisse le soin de juger s’il a réussi ou non…

Trêve de plaisanterie, j’ai donc obtenu mon D.D.S. en 1962 et alors débuté une pratique solo à Ste-Foy, mais beauceron et entrepreneur dans l’âme, j’ai formé différentes pratiques de groupe au cours de ma carrière jusqu’à ma retraite en décembre 2000. Mon implication dans le milieu étudiant et professionnel m’a conduit à être président de ma faculté, président de la Société Dentaire de Québec, clinicien en différentes matières et chargé de cours, section-administration, à la Faculté de Médecine Dentaire de Laval après l’obtention d’un M.B.A. en 1982, dentiste-conseil pour des cies d’assurance, vice-président du Fonds d’indemnisation de l’Ordre des Dentistes, directeur et vice-président de l’A.C.D.Q..

Au plan des affaires, j’ai été directeur de la Jeune Chambre de Commerce de Ste-Foy, directeur du Dépôt Dentaire Ltée, directeur-fondateur de la Caisse d’Entraide Économique de Ste-Foy et de la compagnie de location d’équipements dentaires Proleco, membre du comité de finances de l’O.D.Q.

Dans mes loisirs, j’ai tâté à la politique en étant directeur du Club de Réforme de Québec et le club de golf de Cap-Rouge Inc. m’a élu à sa présidence.

Ma vie familiale est en deux temps. Je me suis d’abord marié avec Lise Rancourt en 1961 et avons eu trois enfants ( Jean-François, Stéphane et Nathalie ) qui m’ont donné sept petits-enfants. Je suis, cependant divorcé depuis 1993 et remarié avec Paule St-hilaire avec qui je vis de très beaux moments. Cette dernière fut d’abord infirmière pendant 15 ans et devint dentiste en 1986. Le décès d’un de mes associés lui fit acheter sa pratique dans ma clinique…là où nos amours ont débuté, nos affinités tant au plan professionnel que personnel et familial ayant eu gain de cause sur nos « réticences» Ha, Ha…. Bref, nous sommes un couple heureux qui vit une belle retraite au Lac Raquette ( St-Benoît- Lâbre ) depuis juillet 2006. Nous voyageons, voyageons et nous voyagerons tant et aussi longtemps que nous en serons capables et que la santé nous le permettra, il va s’en dire.

Côté santé, comme on dit souvent, « c’est moins long de décrire les parties non-douleureuses de mon corps que de lister mes bobos ». En somme, ce sont les joints qui sont faibles mais la tête tient le coup. J’ai une prothèse complète du genou droit mais des chums disent que c’est une prothèse capillaire qu’il m’aurait fallu !!!.

Je suis très heureux que ce conventum ait lieu pour renouer avec vous tous qui avez « rempli» ma vie durant ces années. Je suis content de vous revoir et je demeurerai toujours,

YPOU

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