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09/04/2006

Jean-Louis LAFLAMME

medium_jean-louis-laflamme.jpgParcours 1956-2006

En même temps que Jules Roy, je suis entré au noviciat des Pères Blancs en 1958. J’y fus très heureux, mais après 4 ans, acceptant mes limites, je quitte pour joindre le clergé d’ici avec la naïve pensée d’y être aussi missionnaire d’une certaine façon.

J’ai foncé tête première dans tout ce que le Concile Vatican II nous amenait pour renouveler la vie de foi des Québécois : renouveau liturgique et catéchéti-que, présence au monde…. La J.O.C. m’a donné la piqûre de la classe ouvrière.

En 1971, j’accepte le poste d’aumônier diocésain de la Jeunesse Rurale Chrétienne. Je m’installe dans une vieille maison à St-Agapit pour accompagner des groupes de Lotbinière, Bois-Franc et Portneuf. J’aide des travailleurs à entrer le syndicat dans deux assises et j’ai des contacts dans quelques autres. Les patrons veulent ma peau; ils ne savent que faire d’un curé du côté des tra-vailleurs. Peu après, j’embête mon évêque en soutenant par un jeûne des syndi-qués du Pavillon Saint-Dominique.

Avec la crise d’octobre 1970, mon mouvement s’est tellement radicalisé qu’il n’y avait plus de place pour Dieu. Je quitte alors ce qu’on appelait de l’Action Catholique pour devenir prêtre ouvrier (août 1975). L’autonomie gagnée grâce à mon travail manuel me permet de m’impliquer dans différents groupes nés du renouveau charismatique et oeuvrant auprès des plus démunis.

Je participe à des oeuvres qui naissent de ce mouvement : la Maison Revivre (itinérants), la Maison de l’Espérance (alcooliques), la communauté agapè (entraide). D’autres groupes forment des communautés de base centrées sur la vie spirituelle et l’évangélisation.

En 1985, je laisse mon travail et avantages sociaux à l’Auberge des Gouverneurs près du Hilton, pour m’engager dans une communauté qui s’installe à Limoilou et dont le but n’était ni plus ni moins le renouvellement de la mission rédemptrice de l’Église, en remettant à sa place, la première, le sacerdoce de tout baptisé. En 1988, étant mal perçu et mal accueilli par l’autorité ecclésiale, Dieu nous invite à poursuivre comme groupe autonome hors des structures. Je donne alors ma démission à l’évêque.

Ce groupe existe encore malgré les épreuves et les défections. Le 15 août 2006, nous célébrerons ses 25 ans. Depuis 1985, j’y travaille comme archiviste et documentaliste. Nous gardons tout à notre Centre, un sous-sol d’un domicile, dans des documents reliés et des disquettes en attendant l’heure de Dieu.

J’ai la ferme conviction d’avoir fait une longue route avec Dieu et d’avoir un peu comme saint Paul mené le bon combat jusqu’au bout.

Comme vous voyez, vous n’êtes pas devant une carrière ecclésiastique, mais une route spirituelle. Une route qui se poursuivra après mon départ de ce monde.

Au plaisir de vous rencontrer bientôt,

Jean-Louis

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