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17/04/2006

Georges Chamberland

Destin tragique - 1

Voici ce que titrait à la une en gros caractère Le Soleil, mardi le 12 juillet 1955...

Dramatique incendie à St-Siméon, six morts

Madame Albert Chamberland et cinq de ses sept enfants périssent dans un incendie qui a détruit une maison de deux étages comprenant une habitation, une boulangerie et un magasin de lingerie - Quatre autres occupants ont réussi à se sauver - Tous les corps exposées à la salle paroissale.

St-Siméon, Charlevoix ( DNC ). Six personnes, une femme et cinq de ses sept enfants ont péri dans un dramatique incendie ce matin à St-Siméon de Charlevoix. Les victimes ont été traquées par les flammes dans une maison de deux étages qui comprenait une habitation, une boulangerie et un magasin de lingerie.

Les morts de ce drame affreux sont Mme Albert Chamberland âgée de 50 ans, Rachel, 18 ans, Doris 14 ans, Gladys, 8 ans, André, 6 ans et le bébé Alain, 8 mois.

Leurs corps calcinés ont été retirés de la construction incendiée au cours de la matinée. La découverte des cadavres a permis alors de faire les plus éprouvantes constatations. Mme Chamberland tenait encore son bébé encerclé dans ses bras dans son lit tandis que deux des enfants étaient étendus sur le plancher d'une chambre à coucher près d'une fenêtre, et que deux autres reposaient dans un corridor.

M. Albert Chamberland , l'infortuné mari et père des victimes. a été épargné avec deux de ses fils, Georges-Albert, 17 ans et Benoît 10 ans, ainsi que deux visiteurs, M. François Dufour et son fils Paul de Normetal, Abitibi. Ces quatre derniers ont sauté par les fenêtres du deuxième étage. Deux d'entre eux, Benoît et Paul Dufour ont été blessés aux jambes dans leur chute.

Poèle allumé

Au moment de cet incendie, M. Chamberland venait d'allumer son poèle de cuisine et il était à son travail dans sa boutique tandis que les membres de sa famille et les deux visiteurs étaient tous au repos à l'étage supérieur.

En apercevant les flammes dans la cuisine de son logis, M. Chamberland jeta des cris d'alerte et il chercha à monter au deuxième étage, mais l'intensité des flammes et l'épaisseur de la fumée lui bloquaient le passage. Pendant ce temps, à l'extérieur, des citoyens avaient aussi aperçu les flammes et ils étaient accourus.

Munis d'échelles, plusieurs d'entre eux tentèrent aussi de pénétrer dans la maison en flammes pour aller secourir les occupants de deuxième. Quatre de ces derniers parvinrent à ouvrir les fenêtres et à se glisser jusque sur la toiture d'une galerie d'où ils se jetèrent sur le sol. Pendant ce temps, Mme Chamberland et ses cinq autres enfants étaient cernés par les flammes et probablement asphyxiés d'abord.

Le tocsin sonne

De toutes les parties du village on accourut aux appels du tocsin sonné à l'église paroissiale. De nombreux citoyens, dirigés par le chef Thomas Gagné et encouragés dans leurs efforts par le curé de la paroisse, M. l'abbé Alfred Bergeron, et le maire, M. Arthur Tremblay, luttèrent héroiquement contre l'incendie qui menaçait de se propager à une maisom voisine, celle de M. Pierre-Eugène Murray.

Après plus de deux heures de travail les sapeurs volontaires parvenaient à maitriser l'incendie. Dans les debris de la maison, au deuxième, on trouva les corps calcinés des six victimes. Ces derniers furent transportés à la salle paroissiale où le coroner du district tiendra une enquète cet après-midi.

Note : Goerges a fait les six premières années de son cours classique au Petit Séminaire de Québec. Il est arrivé au Séminaire de St-Georges en septembre 1956 pour la Philo 1 et est resté avec nous pour la Philo 2.

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