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02/05/2006

Jean-Yves Caron

medium_jean-yves-caron-small.jpgParcours de vie 1956 - 2006
 

J’ai privilégié le style télégraphique… histoire d’en dire un peu plus avec moins de mots.
J’ai devant moi une photo agrandie (8 po X 10 po) de la gueule que j’avais sur la mosaïque de 1956; force m’est de constater que la phrase d’Edmond Rostand, dans la bouche de son Cyrano, me va actuellement à merveille : Aujourd’hui, (et je cite) « c’est moralement que j’ai mes élégances »…
L’année 1958 nous a tous, pour ainsi dire, un peu stigmatisés… Lors de la prise des rubans, ma chère maman connaissait une vive déception : le plus vieux de ses garçons « ne prenait pas la soutane »… j’ai opté plutôt pour la psycho-pédagogie (ma majeure étant le Droit (Guy Bertrand pourrait vous le confirmer), mes deux mineures, les sciences sociales et politiques et la psycho-pédagogie. Pourquoi ce choix ? Après une première année d’université (lieu de perdition pour maman, à cette époque), je me retrouvais détenteur d’un baccalauréat en enseignement; je pouvais donc commencer à voler de mes propres ailes.
Septembre 1959
Me voilà donc professeur-titulaire d’un groupe de 32 gars agés de treize à seize ans, dont quinze d’entre-eux étaient des « doubleurs » pour ce niveau de 8e année secondaire II, à Québec Ouest ou l’actuelle Ville Duberger. De quoi fourbir les armes du jeune pédagogue de 23 ans, 6 pi 2 po, 196 livres, frais émoulu de l’Université Laval. Quelle année ! Pour ne pas dire : quelle expérience ! Positive et riche !
1960 : Année de rêves
Juillet 1960 : j’épouse Louise Gariépy, une femme de grande qualité, infirmière de profession, qui deviendra la mère de nos trois enfants.
Septembre 1960
Je suis professeur de Français, de Latin et d’Histoire ancienne, à l’École Saint-Yves de Beauport, section Classique, niveau de secondaire I. Vingt-huit petits « bons hommes », triés sur le volet, avec une soif d’apprendre et de connaître, comme il n’en n’existe probablement plus… Quel beau souvenir! Aussi, en septembre, Louise est enceinte…
Juin 1961
Naissance d’Hélène, notre première fille. Elle aura bientôt 45 ans. Une belle femme de 5 pi 8 po, longiligne et filiforme, comme sa mère. Elle est diplômée en médecine vétérinaire. Au fil des ans, elle est devenue « fonctionnaire », actuellement rattachée au ministère des Ressources naturelles. Hélène est mère de deux garçons : Charles, 11 ans et Pierre-Yves, 9 ans.
Septembre 1961
Je me retrouve professeur de Français, de Latin et d’Histoire ancienne, chez les Pères Maristes (Sillery) mon premier Alma-mater, et ce pour deux ans, jusqu’en juin 1963. Un séjour heureux et profitable.
Juillet 1963
Naissance d’Annie, notre deuxième fille. Quarante-trois ans sous peu, comme sa sœur, une belle grande femme de 5 pi 8 po, pour qui, en terme de compagnon, « l’homme le meilleur, n’est pas encore fameux »… « C’est qu’elle ne m’a pas connu… », me faisait remarquer, il n’y a pas si longtemps, un ami. Détentrice d’un doctorat en Optométrie, Annie a exercé cette profession pendant quatre ans. Après avoir obtenu son M.B.A. de l’Université de Montréal, elle s’est retrouvée parmi les cadres de la division de l’efficacité énergétique, à Hydro Québec. Plus heureuse, je crois…
Toujours en juillet 1963, me voilà inscrit à l’Université Laval, dans le but d’obtenir une licence εs Lettres. Mes vacances de prof des étés 1963, 1964 et 1965, seront consacrées à l’étude de la Littérature française (des sessions de 6 à 8 semaines). Au cours des mêmes années, il faut ajouter des sessions d’études les soirs et les fins de semaine, en histoire de l’Antiquité et du Moyen âge.
Septembre 1963
J’entre au service du Petit séminaire de Québec, comme professeur spécialiste en Français et en Histoire ancienne. Je vais enseigner au P.S.Q. jusqu’en 1996, début de ma retraite.
Juin 1965
Je suis licencié εs Lettres de l’Université Laval.
Septembre 1966
La faculté des Arts de l’U.L., division Bacc εs Arts pour adultes, fait appel à mes services pour dispenser deux cours : un de Langue française et un de Littérature française (le XVIIIe siècle, mon préféré). Travail enrichissant, à temps partiel supplémentaire, que je vais maintenir jusqu’en 1973.
Avril 1968
Naissance de Jean-Philippe, notre premier garçon. Heureux mélange : les plus belles qualités de sa mère, quelques unes des miennes. D’après « les femmes », il est bel homme, avec ses 6 pi 4 po. Après un bacc en Administration, il choisit de se tourner vers l’enseignement… Retour à l’université pour deux ans. Philippe est actuellement professeur de Langue et de Littérature françaises, au service de l’école Rochebelle à Québec. Il est père de deux belles filles, Florence, 4 ans et Sarah, 1 an et 6 mois.
Septembre 1968
Je suis le « gros méchant loup » qui convainc le grand « sanhédrin » (assemblée des têtes cléricales du P.S.Q.), de la pertinence de faire plus de « Français » au secondaire; d’où la nécessité d’abandonner l’enseignement d’une des deux langues mortes… c’est le grec qui échoppe…; à mon grand regret, d’ailleurs. Je viens donc d’instaurer « l’option de Français » au P.S.Q. – Une année de gloire (sans prétention).
Décembre 1969
À la suite du décès d’un collègue de la section collégiale, la direction du P.S.Q. m’approche… je postule…
Fin janvier 1970
Je deviens prof en Langue et Littérature françaises, à la section collégiale du P.S.Q., charge que je vais exercer avec passion jusqu’à la retraite en mai 1996.
Juin 1970
Un tournant dans ma vie; j’ai élu domicile en région rurale, à Saint-Apollinaire, dans le rang de Gaspé. Enfin, les « grands espaces »…! De la verdure, des arbres, de la quiétude… À 43 ans, je suis devenu « gentleman farmer », propriétaire d’une terre de 145 arpents. Louise a dit et répété : « Sortir le gars de la campagne, c’est chose facile; sortir la campagne du gars, c’est tout un programme… » Ce choix de vie, d’un mode de vie, fut et demeure une de mes « grandes fidélités »…
Été 1971
Acquisition de mon premier cheval… Réalisation d’un rêve de mon enfance… Une passion qui perdure…
Été 1978
Président fondateur d’un groupe de randonneurs équestres devant l’éternel, La Cavacade des Seize. Au départ seize gars passionnés des chevaux, mais surtout amants de la Nature. Randonnées de deux à cinq jours, en forêt, dans des parcs… Couchers à la belle étoile…Vie de rois. Le groupe existe toujours.
1982
Premier virage matrimonial – Divorce
Année sabbatique – Inscription à l’Université Laval en Littérature québécoise, pour l’obtention d’un diplôme d’Études supérieures… Année perturbée…
1985
Second mariage… le gars n’a pas compris…
1993 à aujourd’hui
Cofondateur du Club des Beaux Sentiers, club d’hiver : promeneurs en traîneaux tirés par des chevaux. J’en suis le président depuis plusieurs années. Plus de 148 membres pour la saison 2005-2006, soixante kilomètres de sentiers balisés… Très beau loisir !
1999 à aujourd’hui
Participation aux activités socio-culturelles du Moulin du Portage à Leclercville. Membre du C. A. du Moulin depuis 2004.
Janvier 2001
Deuxième virage matrimonial – Deuxième divorce
Novembre 2001
Entrée dans ma vie d’une autre compagne, une autre femme de grande qualité.
Printemps 2006
Très heureux de faire partie du groupe Conventum 1956. Toutes mes félicitations à l’équipe responsable de cette initiative ! C’est avec fébrilité que j’attends ces moments de notre rencontre, en juin prochain.

Épilogue
Au bilan, cinquante belles années… Une vie agréable, colorée, à mon rythme, et dans l’ensemble plutôt sereine. Une grande importance accordée au couple, à la famille immédiate, à la grande famille des Caron, aux sorties socio-culturelles (concerts, spectacles, théâtre), et bien sûr aux « passions personnelles » : nature, chevaux, motos, autos, bâteau….

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