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17/05/2006

Georges Chamberland - 3

À tous ceux qui ont connu Georges au Séminaire de St-Georges, bonjour.

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On m’a demandé de vous livrer quelques anecdotes et souvenirs concernant la vie de Georges. Je ne peux que vous parler des courtes années que j’ai vécues avec lui, en toute simplicité.


Ma famille a déménagé à St-Siméon, dans Charlevoix, en juin 1957. Nouvelle, j’ai découvert après un certain temps que les jeunes de la place se donnaient rendez-vous « Chez Côté » pour se divertir, flirter, jouer au billard et, surtout, se rencontrer! Comme tous les jeunes, je me mis à fréquenter l’endroit. Et c’est là, au cours de son congé de la Toussaint en 1957, que Georges m’a repérée, moi, la nouvelle. « Tu portais tes jupes plus courtes que les autres » me dira-t-il plus tard. Ce congé nous a paru beaucoup trop court à tous les deux. Georges est reparti vers ses études et nous nous sommes écrit en attendant avec impatience le congé des fêtes, plus prometteur! Nos fréquentations ont duré trois ans. Il a terminé ses études au Séminaire de St-Georges. J'étais à la cérémonie des Finissants. Ensuite il a fait un an en médecine, mais il a malheureusement dû abandonner, faute de moyens financiers. Son père, après avoir traversé les épreuves que vous connaissez, n’était pas en mesure de le soutenir. Pour gagner rapidement sa vie, il a donc fait ensuite un an en pédagogie à Laval, après quoi il est devenu enseignant de grec et de latin au Collège de La Malbaie.


Nous nous sommes mariés le 20 août 1960 à St-Siméon et il a commencé à enseigner en septembre de cette même année. Nous avons été mariés six ans. Nous avons eu deux enfants, Gladys et Daniel. Il était un père attentif. On sentait que sa famille était son port d’attache, ce qu’il avait de plus cher au monde. Lorsqu’il est décédé, les enfants avaient respectivement cinq et trois ans.


Georges, ceux qui l’ont connu s’en souviendront, était un homme très sociable, jovial, plein d'humour, un humour fin et subtil, ce qui le rendait très populaire dans notre cercle d’amis. Il possédait une intelligence vive et une belle culture, il lisait beaucoup et avait une préférence pour les livres à l’Index. C'est lui qui m'a initiée aux mots croisés, que j’apprécie toujours d’ailleurs. Il était d'une grande intégrité morale, aimait regarder et apprécier les belles choses, surtout les femmes, et il me partageait ce goût. Souvent il me disait : « Regarde cette femme, comme elle est jolie ». Nous étions très impliqués dans la Jeune Chambre de Commerce de La Malbaie, où il s'est distingué. Il venait d’être élu président lorsqu’il est décédé. C’est en se rendant à Québec pour la rencontre régionale de la Jeune Chambre de Commerce que s’est produit le terrible accident de voiture qui lui a coûté la vie.


Malgré un si court parcours, les souvenirs de ces années sont très vivants en moi. Ils sont enfouis dans un tiroir que j'ouvre presque quotidiennement, encore avec émotion, quoique sans douleur. Gladys, elle, n’a toujours pas fini de me demander de l’aider à trouver des souvenirs de son père, qu’elle juge trop peu nombreux. Daniel, qui était plus jeune, en parle peu, mais écoute attentivement.

Hélène Boudreau
Québec, le 15 mai 2006


Note de Pierre Roy:
Nos plus sincères remerciements à Hélène et à sa fille Gladys de nous avoir partagé ces bons souvenirs de Georges Chamberland, notre confrère, et de nous avoir fourni différentes photos de ceux qu’il a tendrement aimés et de ceux avec qui il a travaillé pendant quelques années.

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